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Littérature et justice : la figure du faux coupable dans le roman populaire français au XIXe siècle (1861-1906)

문학과 정의: 19세기 프랑스 대중 소설에서 '조작된 범인' 모티프(1861-1906)

초록(요약문)

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le roman populaire est envahi par la figure du « faux coupable », innocent qu’on fait condamner en sachant qu’il n’est pas coupable – en d’autres termes, la victime d’une erreur judiciaire orchestrée. Le modèle, encore inabouti au début du siècle, s’est cristallisé avec Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas (1844-1846) ; mais il a été repris, exploité, réinventé par une nuée d’auteurs postérieurs, Xavier de Montépin et Raoul de Navery en tête : son succès n’a fait que croître à partir des années 1860, avant qu’il n’entame son déclin dans la dernière décennie du siècle, au moment où l’intérêt du lecteur a basculé vers l’enquête policière et la découverte du vrai coupable (que le lecteur connaît immédiatement dans les romans du faux coupable). Définir la notion de fausse culpabilité, que la critique n’a pas encore isolée, et établir une grammaire narrative du roman du faux coupable (structures fondamentales, scènes types, chronologie, personnel récurrent) : tel est l’objectif premier de cette thèse. Les romans du faux coupable posent la question de la justice – celle des hommes, avec ses institutions, et l’idée même de justice. Faut-il voir ici la critique d’un système judiciaire qui condamne des innocents ? Bien au contraire : le motif de la fausse culpabilité concentre les torts sur un individu malveillant, dédouanant l’ensemble de la société. Le combat mis en scène dans ces romans n’est donc pas celui du citoyen confronté à des instances judiciaires imparfaites, mais celui de la vertu et du vice : la question, pour nos romanciers, n’est finalement pas de désigner la source du Mal, connue d’emblée, mais d’explorer la manière de s’opposer à ce Mal. Ce faisant, le roman du faux coupable se conforme aux règles de la justice poétique (récompense de la vertu, punition du vice), qu’il associe à une lecture chrétienne : de tous les sous-genres du roman populaire, celui de la fausse culpabilité a connu une fortune particulière parmi les auteurs catholiques – le faux coupable est l’alter ego du Christ, celui qui accepte de prendre sur lui le Mal pour mieux le détruire. Si le roman du faux coupable a connu un tel succès au XIXe siècle, c’est aussi que la conjoncture politique et culturelle s’y prêtait : cette figure a su condenser l’intérêt grandissant de l’époque pour les questions judiciaires, les effets du traumatisme occasionné par les épisodes de non-droit qui ont émaillé le siècle (Terreur, révolutions et coups d’État), et l’interrogation sur la nécessité ou non de la peine de mort, ainsi que sur les erreurs judiciaires et la manière de les réparer. L’affaire Dreyfus, feuilletonnée dans la presse selon des modalités proches de la littérature populaire, constitue comme le point d’orgue de cet imaginaire de la fausse culpabilité qui s’est formé au long du siècle – le moment où fiction et réalité se rejoignent. Mais c’est aussi par un plaisir de lecture spécifique que s’explique le succès des romans du faux coupable : un plaisir provoqué par une maîtrise du suspense, du décalage épistémique entre lecteur et personnage et de l’ironie dramatique ; un plaisir d’émotions, jouant sur les procédés d’identification, maître-mot d’une littérature qui se donne pour objectif de créer de « l’invraisemblable vraisemblable » ; un plaisir aussi de la souffrance résolue – car ces romans, qui touchent à la question du Mal inéluctable (si l’on peut s’assurer de n’être jamais criminel, peut-on s’assurer de ne jamais devenir un faux coupable ?), représentent un véritable exutoire pour le lecteur. Cette littérature, dont la raison d’être est de satisfaire son lectorat, se fait ainsi l’écho des aspirations de toute une époque : le roman du faux coupable incarne le pouvoir de consolation de la littérature – un pouvoir que la littérature populaire exploite avec ses moyens propres et une particulière efficacité.

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초록(요약문)

In the second half of the nineteenth century, popular fiction was dominated by the figure of the “false culprit”: an innocent person convicted with the full knowledge that they are not guilty—in other words, the victim of an orchestrated miscarriage of justice. This narrative structure, still embryonic at the beginning of the century, crystallized with Alexandre Dumas’s The Count of Monte Cristo (1844–1846); but it was taken up, exploited, and reinvented by a host of later writers, Xavier de Montépin and Raoul de Navery foremost among them. Its success grew steadily from the 1860s onward, before beginning to decline in the final decade of the century, as the reader’s interest shifted toward police investigation and the discovery of the real culprit (whose identity, in false-culprit novels, is disclosed from the outset). The primary objective of this dissertation is to define the notion of ‘false culprit’—still uncharted by criticism—and to establish a narrative grammar of the false-culprit novel (fundamental structures, stock scenes, chronology, and recurring cast of characters). False-culprit novels raise the question of justice—both human justice, with its institutions, and the very idea of justice itself. Should these novels be read as a critique of a judicial system that condemns innocents? Quite on the contrary: the concept of false guilt focuses the blame on a single malevolent individual, thereby exonerating society as a whole. The conflict staged in these novels is not that of a citizen confronting flawed judicial institutions, but that of virtue confronting vice. For these novelists, the issue at heart is not to identify the source of Evil, which is known from the start, but to explore how one may face this Evil. In doing so, false-culprit novels conform to the rules of poetic justice (rewarding virtue, punishing vice), while tying them to a Christian interpretation: of all the subgenres of popular fiction, false-culprit novels enjoyed particular favour among Catholic writers, the false culprit being an alter ego of Christ, the one who accepts to bear Evil upon himself in order to destroy it. The tremendous success of the false-culprit novel in the nineteenth century also stemmed from favourable political and cultural circumstances: this figure condensed the period’s growing interest in judicial matters, the effects of traumas born from the episodes of arbitrary rule that marked the century (the Terror, revolutions, coups d’État), and the debate over the necessity of capital punishment, as well as over judicial errors and how to amend them. The Dreyfus Affair—serialized in the press in ways that closely echoed popular literature—constitutes the culmination of this imaginary of false guilt developed throughout the century: the very moment when fiction and reality converge. But the success of the false-culprit novel is can also be explained by a distinctive kind of literary pleasure: the pleasure of suspense, of dramatic irony, and of the epistemic gap between reader and character; the emotional pleasure of identification—the hallmark of a literature that seeks to produce ‘plausible implausibility’; and, finally, the pleasure of suffering brought to resolution—these novels, grappling with the problem of inevitable Evil (if one can be sure never to become a criminal, can one be sure never to become a false culprit?), provide readers with a genuine outlet. This literature, whose very purpose is to satisfy its audience, thus echoes the aspirations of an entire era: the false-culprit novel embodies the consolatory power of literature—a power that popular fiction harnesses with its own means and with remarkable effectiveness.

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목차

Introduction 5
Partie I – Définitions 31
Chapitre 1 : Typologie du faux coupable 33
I – Définition du faux coupable 34
1) Un coupable choisi 34
a) L’épouvantable machination 34
b) Celui dont un des accusateurs au moins connaît l’innocence 40
c) Celui dont la condamnation profite à autrui 47
2) Choix individuel et choix collectif 50
II – Analyse différentielle du faux coupable 54
1) Faux coupable et victime innocente 54
2) Le faux coupable et l’erreur judiciaire 56
3) Le faux coupable et l’injustice 59
4) De la spécificité du faux coupable 61
III – Les différents types de faux coupables 65
1) Faux coupable essentiel et faux coupable contingent 66
2) Faux coupable volontaire et faux coupable involontaire 73
3) Faux coupable et faux faux coupable 78
4) Non coupable et non innocent 80
5) Synthèse de la définition 83
Chapitre 2 : Le faux coupable dans le roman populaire 85
I – Le roman populaire et son histoire 85
1) Définition du roman populaire 85
2) Bref historique du roman populaire au XIXe siècle 99
II – La figure du faux coupable dans le roman populaire 105
1) Le roman du justicier 106
a) Une justice privée 107
b) Caractéristiques du faux coupable justicier 111
2) Le roman de la victime 117
a) Une justice publique 118
b) Un faux coupable passif 119
3) Le roman d’aventures policières 127
a) De la différence entre roman policier et roman d’aventures policières 127
b) Un faux coupable qui s’efface 133
4) Conclusion intermédiaire 140
Partie II – Grammaire narrative du roman du faux coupable 143
Chapitre 3 : Un schéma tripartite 149
I – Phase de victimisation 153
1) Le bonheur initial 154
2) La surenchère : le malheur initial 160
3) Le danger qui rôde 164
4) Le choix du jour tragique 167
II – Phase de souffrances 170
1) L’arrestation du faux coupable 170
2) Le procès 178
3) Le monde à l’envers : châtiment de l’innocent et triomphe du coupable 190
III – Le rétablissement de la justice 193
1) Les fausses solutions 193
2) Le châtiment du vrai coupable 196
3) La réhabilitation de l’innocent 203
Chapitre 4 : Temporalités narratives 215
I – Le roman du temps long 217
1) Métamorphose du héros 217
a) La mort symbolique 218
b) Le bagne 221
c) De la pauvreté à la richesse 222
2) L’enjeu de la seconde génération 224
a) Le mariage impossible, ou le temps arrêté 225
b) Le mariage rendu possible, ou la remise en route du temps 227
3) Révélations et coups de théâtre 229
a) Changements d’identité et scènes d’agnition 229
b) Retour des morts et scènes d’anabase 231
c) Puissance de la mimésis 235
II – Le roman du temps court 238
1) La femme salvatrice 239
2) Escapades 244
3) Le temps de l’urgence 246
Chapitre 5 : Le personnel du roman du faux coupable 253
I – Bons et Méchants 254
1) Portrait-robot du Bon et du Méchant 256
a) Influence des sciences à la mode 256
b) Quelques traits récurrents 261
c) Rôle narratif de la physiognomonie dans le roman du faux coupable 266
d) Le romancier, celui qui sait voir derrière les apparences 272
2) Questions d’onomastique 274
3) Divisions entre groupes sociaux 279
4) Des affaires de famille 285
II – Adjuvants et opposants 287
1) Contexte familial et amical : croire ou ne pas croire 288
2) Contexte judiciaire : défendre ou accuser 292
a) Les défenseurs : l’avocat et le prêtre 292
b) Les accusateurs : juges et procureurs 296
3) La sphère économique 301
a) Producteurs et créateurs 301
b) Spéculateurs et spoliateurs 306
III – Personnages versatiles 311
1) La foule 311
2) Le médecin 317
3) Le policier 323
Partie III – Justices et injustices 329
Chapitre 6 : La justice poétique 331
I – La notion de justice poétique 332
1) Origines théoriques de la notion 333
a) La récupération de Platon et d’Aristote 333
b) Champ théorique de la doctrine 337
2) Assimilation progressive par les genres populaires 342
a) Heure de gloire à l’époque classique 342
b) Critiques de la justice poétique 344
c) Les genres triviaux, dernier bastion de la justice poétique 349
3) Enjeux politiques de la notion 352
II – La justice poétique dans le roman du faux coupable 354
1) La fausse culpabilité, épitome de la justice poétique 354
2) Des représentants du Bien et du Mal 358
a) Répartition initiale des rôles 358
b) Des rôles figés 360
c) Le dénouement : chacun selon ses œuvres 365
3) La Providence, instrument de la justice poétique 366
a) Fatum, hasard ou Providence ? 366
b) De la Providence au détective 371
c) L’auteur-Providence 375
Chapitre 7 : Le combat du vice et de la vertu 379
I – Propagation du vice 380
1) Hamartia et péché originel 380
a) Un faux coupable moins innocent qu’il n’y paraît 381
b) Une humanité marquée par le péché originel 385
2) Une malédiction générationnelle 391
a) Chez l’innocent : la tare de la condamnation 392
b) Chez le coupable : la tare du crime 394
3) La vengeance, perpétuation du mal 398
II – Propagation de la vertu 404
1) Interrompre la chaîne du mal 406
a) Le sacrifice : conversion du faux coupable 406
b) La force du pardon : conversion du vrai coupable 410
2) Faire concurrence au mal 420
3) Le mal : faire-valoir de la vertu 423
a) Une vertu par contraste 423
b) Des artisans de leur propre destin 425
III – Étude de cas : L’Homme aux figures de cire de Xavier de Montépin 429
1) Structure du roman 430
2) Vertu contre vice 435
3) Parallélismes de structure 437
Chapitre 8 : Justice humaine et justice divine 443
I – Le procès de la justice humaine 443
1) Des hommes injustes… 445
a) … par incurie 446
b) … par malveillance 449
2) Un système judiciaire injuste 454
a) Les injustices de classe sociale 454
b) Les défauts de la loi 458
II – La justice divine : une justice parfaite ? 467
1) La vision de la justice divine dans le roman populaire 468
a) Une justice idéale 468
b) Une lecture sommaire du Dieu de la Bible 472
2) Du faux coupable biblique au faux coupable romanesque 474
a) Le modèle biblique de la fausse culpabilité 474
b) Un changement de paradigme : la fausse culpabilité du Christ 477
c) Le faux coupable du roman populaire : un nouveau Christ 480
III – Réconciliation de la justice humaine et de la justice divine 486
1) Le roman du justicier : rendre la justice au nom de Dieu 487
2) D’une justice dans les cieux à une justice sur terre 489
3) La guérison de la justice humaine ? 493
Partie IV– Les causes d’un succès 497
Chapitre 9 : La formation d’un imaginaire du faux coupable 501
I – Contexte culturel : la fascination du XIXe siècle pour les questions judiciaires 501
1) Un nouvel accès au procs 502
a) Réforme de la justice 503
b) Le compte rendu d’audience 504
2) Un nouveau regard sur le crime 507
a) La peur des classes dangereuses 507
b) L’essor du fait divers : le crime au quotidien 510
c) La police : d’un objet de dédain à un objet de curiosité 513
3) Le développement d’une littérature judiciaire 517
a) Les genres du prétoire 517
b) Le roman judiciaire, étalon de la littérature populaire 519
c) Du procès à l’enquête 524
II – Contexte politique : le traumatisme de l’injustice ? 526
1) La Révolution et la Terreur : une violence fondatrice 527
2) De la Terreur à la Commune : le discours des romans populaires 532
3) Le débat sur la peine de mort 542
III – Contexte judiciaire : la justice en débat 549
1) Le modèle de l’erreur judiciaire 550
a) De l’erreur judiciaire à la littérature 550
b) La légende dorée des erreurs judiciaires 553
2) Quelques grandes affaires 557
a) L’affaire Lesurques, ou l’affaire du courrier de Lyon (1796) 557
b) Affaire Lelouarn et Baffet 566
c) L’affaire Dreyfus (1894-1906) et son retentissement littéraire 568
Chapitre 10 : Le plaisir de lecture 585
I – La tension narrative 587
1) Les fonctions thymiques du récit 588
2) Le rappel 591
a) Un lecteur connaisseur 591
b) Plaisir de la perspicacité 594
c) [L]es joies de la reconnaissance du déjà connu 598
d) Un lecteur-enfant ? 600
3) Le suspense 602
a) Suspense hypercodé 603
b) Décalage épistmique et ironie dramatique 610
c) Un lecteur à l’égal de Dieu 620
II – Un plaisir d’émotions 623
1) Abondance de sentiments 623
a) Un programme émotionnel 623
b) La représentation des motions 626
c) Du personnage au lecteur : l’identification 631
2) Le plaisir paradoxal de la souffrance 634
a) Schadenfreude 635
b) Le plaisir cathartique de la pitié 636
c) Le plaisir de la souffrance résolue 639
3) Le sentiment roi 642
a) Le triomphe du sentiment sur la raison 642
b) Les femmes, ultime rempart de l’humanité 646
c) Le plaisir du kitsch 649
Partie V – De la fiction au réel 655
Chapitre 11 : Roman du faux coupable et vraisemblance 657
I – Le roman populaire : un genre invraisemblable ? 658
1) L’accusation d’invraisemblance 658
2) Un roman qui se pique de vraisemblance 661
3) Redéfinition de la vraisemblance par son effet 663
II – La vraisemblance référentielle 665
1) Du vraisemblable au vrai 665
2) Techniques d’illusion référentielle 669
III – Vraisemblance générique et vraisemblance morale 675
1) La vraisemblance des codes de genre 675
2) La vraisemblance morale de la justice poétique 677
IV – La vraisemblance pragmatique 678
1) Vraisemblance pragmatique et paratexte 680
2) La vraisemblance pragmatique intradiégétique 682
3) Stratégies de justification 684
a) Par le contexte 684
b) Par une apparence de rigueur scientifique 686
4) Efficacité de la vraisemblance pragmatique 688
V – Vraisemblance de l’invraisemblable 690
1) Ce qui est vrai est invraisemblable 690
2) Ce qui est invraisemblable est vrai 692
3) Ce que le lecteur désire : de l’invraisemblable vraisemblable 695
VI – La frontière floue entre roman et réalité 697
1) La frontière poreuse entre le haut-de-page et le bas-de-page 698
2) Des techniques d’écriture similaires 701
3) Des lecteurs désorientés 702
Chapitre 12 : Réforme, révolution, ou statu quo ? 705
I – La condamnation morale et politique du roman populaire 705
1) Des lectures dangereuses ? 706
a) Une littérature qui pousse au crime 706
b) Une littérature de l’insatisfaction 710
c) Une littérature révolutionnaire 713
2) D’un extrême à l’autre : de la subversion au conservatisme 718
a) La rupture de 1848 718
b) Une fausse révolution 721
c) Le mouvement des bons romans 724
II – Le roman du faux coupable : l’inverse de la subversion 728
1) Une pseudo-critique 729
a) Des torts individuels 729
b) Une critique neutralisée 732
c) La vertu personnelle comme facteur d’élévation sociale 733
d) Un carnaval littéraire ? 738
2) Du roman apolitique au roman engagé 740
a) Le roman patriotique du faux coupable : Paul Verdun 743
b) Le roman chrétien du faux coupable : Raoul de Navery 749
III – Une littérature de la consolation 757
1) De l’identification et de ses méfaits 757
a) Le roman du faux coupable : une forme de littérature aristotélicienne 757
b) Des méfaits de la littérature aristotélicienne 760
c) La poétique aristotélicienne associée au discours chrétien 764
2) Et dans les faits ? 767
a) Un désir de sécurité 767
b) Des œuvres qui échappent à leurs auteurs ? 769
Conclusion 773
Annexes 787
Biographies et résumés de romans 789
I – Liste des auteurs par ordre chronologique de naissance 789
II – Liste des auteurs par ordre alphabétique et résumés de leurs romans 790
1) Paul d’Aigremont 790
Mère et martyre ! (1891-1892) 791
2) Odysse Barot 792
Les Crimes de la Duchesse (1881-1882) 793
3) Adolphe Belot 794
Le Parricide et Dacolard et Lubin (1868) 794
L’Article 47 (1869) 795
Les Étrangleurs et La Grande Florine (1879) 796
4) Élie Berthet 797
Le Crime de Pierrefitte (1875-1876) 798
5) Albert Bizouard 799
Le Crime de la rue Chanoinesse (1878) 799
6) Charles Buet 800
Aubanon Cinq Liards (1885-1886) 801
7) Henry Cauvain 802
Maximilien Heller (1871) 803
Le Secret de la Terreuse (1882-1883) 803
8) Jean Duboys 804
La Comtesse de Monte-Cristo (1867-1868) 805
9) Adolphe d’Ennery 806
Seule ! (1896-1898) 808
10) Paul Féval 809
Les Habits noirs (1863) 810
11) Roger des Fourniels 811
La Tache sanglante (1885) 812
12) Émile Gaboriau 812
L’Affaire Lerouge (1865) 813
Le Crime d’Orcival (1866) 814
Le Dossier n° 113 (1867) 815
La Corde au cou (1872-1873) 815
13) Jules de Gastyne 816
Le Secret de Daniel (1885) 817
Le Drame des Chartrons (1887) 818
14) Henri Germain 818
La Fée des Bruyères (1904-1905) 819
15) Constant Guéroult 820
La Bande à Fifi Vollard (1880) 821
16) Marie de Harcoët 822
La Banque Hoffelmann (1888) 823
17) Maurice Jogand 824
La Bréban, ou l’Affaire du Courrier de Lyon (1884-1885) 825
18) Louis Létang 827
Les Deux Frères (1894) 828
19) Hector Malot 829
Le Docteur Claude (1878-1879) 830
20) Jules Mary 830
Le Docteur Madelor (1878) 832
Roger-la-Honte (1886-1887) 832
Guet-Apens (1888) 833
La Fée printemps (1892) 834
La Pocharde (1898) 835
21) Xavier de Montépin 836
L’Homme aux figures de cire (1863) 838
Le Fiacre n° 13 (1880) 839
La Porteuse de pain (1884-1885) 840
La Marchande de fleurs (1897-1898) 841
Chanteuse des rues (1902) 842
22) Raoul de Navery 843
Le Secret du prêtre (1874) 844
Les Drames de la misère (1874-1875) 845
Le Témoin du meurtre (1875) 846
Les Parias de Paris (1875-1876) 847
L’Accusé (1878) 848
Le Moulin des Trépassés (1880) 849
Le Martyre d’un père (1880-1881) 849
23) Georges Ohnet 850
Le Curé de Favières (1897) 852
24) René de Pont-Jest 852
Les Forçats innocents (1869) 853
25) Pierre Sales 854
Incendiaire ! (1888) 855
Une vipère et Orphelines ! (1889) 855
26) Jean Thiery 857
Le Crime de la croisière (1898) 857
27) Marie Thiéry 858
L’Affaire de Neuilly (1911) 859
28) Louis Ulbach 859
Le Marteau d’acier et Quinze ans de bagne (1882) 861
29) Paul Verdun 862
L’Homme aux cent millions (1890) 863
Pour la Patrie ! (1897) 864
30) Jules Verne (1828-1905) 864
Matthias Sandorf (1885) 864
Les Frères Kip (1902) 865
Un Drame en Livonie (1904) 866
31) Pierre Zaccone 867
Le Courrier de Lyon (1868) 868
Illustrations 869
1) Couverture de Guet-Apens de Jules Mary 869
2) Couverture d’Une erreur fatale de Raoul de Navery 870
3) Couverture des Parias de Paris de Raoul de Navery 871
4) Couverture de L’Homme aux figures de cire de Xavier de Montépin 872
5) Affiche du drame de Roger-la-Honte de Jules Mary et Georges Grisier 873
6) Histoire d’un innocent 874
7) Huitième livraison des Parias de Paris de Raoul de Navery 876
Articles tirés de la presse du XIXe siècle 877
1) Frédéric Thomas, Lettres sur le Palais, Le Siècle, 20 avril 1860 877
2) Jules Chancel, Kodak semaine, La Presse, 7 avril 1899 881
3) Les études religieuses et L’Ouvrier, L’Ouvrier, 16 février 1878 883
Annonces de romans-feuilletons dans Le Petit Journal 889
Bibliographie 927
I – Sources primaires 927
1) Corpus : romans du faux coupable 927
2) Autres œuvres du XIXe siècle 930
3) Autres textes littéraires 934
II – Sources secondaires 935
1) La littérature populaire, ses discours, ses pratiques 935
2) Critique littéraire dix-neuvièmiste 943
3) Contexte historique et socio-culturel 945
4) Philosophie, théorie et critique 952
III – Articles tirés de la presse du XIXe siècle 960
1) Propos littéraires 960
2) Contexte judiciaire et sociopolitique 962
3) Affaire Dreyfus 963

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